[Interview audio] de Sébastien Chaigneau : L’un des meilleurs Ultra Traileur du Monde nous donne 3 conseils indispensables pour réussir votre course de Trail


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L’interview au format vidéo :

Vous pouvez retrouver Sébastien Chaigneau sur :

– Son site sebchaig­neau.­com

– Le Pal­marès de Sébas­ti­en Chaig­neau ici

Transcription texte de l’interview audio de Sébastien Chaigneau :

Max­ence Rigot­ti­er : Bon­jour à tous, C’est Max­ence Rigot­ti­er du blog co­ur­se à pied.com, aujourd’hui je suis avec Sébati­en Chaig­neau qui est l’un des meil­leurs athlètes du monde dans l’Utra Trail, tu as été égale­ment 3ème de l’Utra Trail du Mont Blanc en 2011, 2e en 2009, tu as été 1er du North-Face End­uran­ce Chal­lenge en 2010. Bref, tu as un pal­marès très im­pres­sion­nant dans l’Utra Trail, je voulais un petit peu que tu te présen­tes et en­suite je te poserais dif­féren­tes ques­tions par rap­port au Trail. Bon­jour Sébas­ti­en !!

Sébas­ti­en Chaig­neau : Bon­jour à tous, et puis merci de cet intérêt, c’est vrai que j’ai la chan­ce d’avoir gagné pas mal de co­ur­ses, main­tenant je pense qu’on est tous à peu près pareils, puis tous co­ureurs d’ultra, aimant la na­ture, aimant l’en­viron­ne­ment, et la re­ncontre avec les aut­res, donc c’est avec plaisir, vrai­ment, que je par­ticipe à cette en­trevue.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, donc explique-nous un petit peu, quand est-ce que tu as com­mencé la co­ur­se à pied pour ar­riv­er aujourd’hui à de tels résul­tats.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors ça c’est assez sim­ple, en faite j’ai com­mencé la co­ur­se à pied par l’école d’athlétisme, il y a quel­ques di­zaines d’années en arrière, puis­que j’ai com­mencé quand j’avais dix ans. Et j’ai pratiqué l’athlétisme jusqu’à l’âge de 22 ans, alors j’étais co­ureur de 800m de 1500m et de 3000m stee­ple. Ces dis­tan­ces n’ont rien à voir avec ce que je pratique ac­tuel­le­ment et j’ai com­plète­ment coupé avec la co­ur­se à pied pen­dant 8 ans, et j’ai re­pris à l’âge de 29 ans, par de la co­ur­se en mon­tagne co­ur­te, je me suis rendu com­pte que j’avais un petit peu des prédis­posi­tions pour co­urir dans des end­roits un petit peu es­carpés, pour co­urir dans des end­roits et des zones un petit peu mon­tagneuses et roc­heuses, donc j’ai com­mencé vrai­ment à me faire plaisir à ce mo­ment là, donc j’ai con­tinué tout simple­ment, en ral­longeant pro­gres­sive­ment les dis­tan­ces, parce que la pro­gres­sivité est vrai­ment le maître-mot pour gard­er la no­tion du plaisir et la no­tion d’amuse­ment. Et j’ai ral­longé très très pro­gres­sive­ment les dis­tan­ces avec des 15, 20, 25 puis 30, puis 50 kilomètres, avant d’ar­riv­er à faire des co­ur­ses comme le tour du Mont-Blanc, comme la Di­agonale des Fous, ou bien le Grand Rai du Mer­cantour et des di­ver­ses de co­ur­ses de stee­ples qui font des ultra en non-stop et en semi auto­nomie, et voilà où j’en suis aujourd’hui.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, donc en gros, t’as com­mencé à 8 – 9 ans, tu as arrêté vers 20 – 21ans et en­suite, t’as re­pris à 28 ans la co­ur­se à pied.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment, pen­dant les années, en faite, où j’ai stoppé la co­ur­se à pied, j’avais mon ser­vice militaire, j’avais mon arrivé dans la vie ac­tive, J’avais aussi mes dernières années d’études qui ont fait que j’ai pris la décis­ion d’arrêter de co­urir puis­que j’avais 40 heures de cours par semaine, donc c’était énorme, pour l’entraîne­ment j’ar­rivais pas à le suiv­re, donc, j’ai privilégié ma for­ma­tion, ac­tuel­le­ment je suis bio-technologiste de for­ma­tion, et donc j’ai privilégié ce côté là, cet as­pect là, me dis­ant que je re­prendrais un jour quand j’aurais plus de temps, et puis après je suis rentré dans la vie ac­tive, et je suis re­venu vrai­ment à la co­ur­se à pied, je di­rais par pur hasard, puis­que j’habitais dans un tout petit vil­lage de l’arrière pays Niçois ou je faisais de l’es­calade et ou je par­ticipais dans un club d’es­calade où je m’oc­cupais des en­fants. Et puis pour pro­gress­er, en faite, j’ai re­pris à co­urir, parce que je savais que la co­ur­se à pied, c’était la base de be­aucoup d’ac­tivités, be­aucoup de sport, voilà com­ment ça s’est passé, et j’ai ral­longé pro­gres­sive­ment par la suite.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et c’était venu com­ment de faire des trails, des co­ur­ses na­ture. Par hasard ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Oui, un petit peu par hasard, et puis il y a eu un fac­teur déc­lenchant quand même qui a été le fait de faire mon armée dans une fic­tion de re­nseig­ne­ment des chas­seurs Al­pins, dans une sec­tion de re­nseig­ne­ment, c’est un groupe très con­densé puis­qu’on était 16. Et on fait énormément de Ski de ran­donné durant tout l’hiver, tout les jours, on fait du para­pen­te, de la co­ur­se en mon­tagne, co­ur­se à pied, et puis be­aucoup d’es­calades, donc je suis venu à la suite de mon armée, just­e­ment je me suis mis à l’es­calade, en voulant m’install­er au sud de la Fran­ce, et puis pro­gres­sive­ment je me suis rendu com­pte durant le même ser­vice militaire que j’avais des at­titudes à co­urir en mon­tagne que quand on par­tait faire just­e­ment de la co­ur­se en mon­tagne ou tout au moins ce qu’ils ap­pelaient des foot­ing al­pins, à cette époque là, j’étais le seul à le co­urir, à la fin j’étais plus tout seul, donc je me suis dis ça peut être une ac­tivité aussi in­téres­sante, et puis de fil en aiguil­le, voilà où j’en suis en aujourd’hui.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et tu par­cours des mil­li­ers de kilomètres chaque année, ex­plique nous un petit peu, ta journée type de co­ureur ultra-traileur, tes jours d’entraîne­ments chaque semaine.. racon­te nous un petit peu ton quotidi­en de co­ureur de co­ur­se à pied.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors, mon quotidi­en est re­lative­ment sim­ple, je tiens juste à dire, que de­puis que je suis passé pro­fes­sion­nel c’est à dire en avril 2010, j’ai dû un petit peu dég­rossir le côté co­ureur pro, parce qu’on est très très peu en Europe et dans le monde, donc il a fal­lut que je m’adap­te un petit peu à la nouvel­le situa­tion, et de de faite j’ai eu be­aucoup moins de temps pour m’entraîner, ça peu sembl­er para­doxale mais à par­tir du mo­ment ou je suis passé pro­fes­sion­nel en trail j’ai be­aucoup moins de temps, plus de sol­licita­tion par les magazines, pour les ouver­tures de magasins, pour les différents dép­lace­ments dans le monde, je me déplace entre 120 et 150 jours par an dans le monde en­ti­er, ce qui est déjà pas mal, j’ai à peu près entre 70 et 80 jours de tour­nage de vidéos de documen­taires, de films, de pub­licités,C’est be­aucoup de sol­licita­tions et puis faut savoir aussi que quand j’ai une période ou je peux m’entraîner d’une manière cor­rect, je fais pas be­aucoup de kilomètres, en faite, par semaine, de manière à m’économis­er just­e­ment. Et avec mon entraîneur, on a réussi à trouv­er le juste équilib­re, alors j’ai des périodes où je vais faire plus de volume, et où je vais mont­er jusqu’à 250 km par semaine à peu près, mais la majorité du temps, je fais entre 100 – 120 km, il ar­rive même de me préparer durant cer­taines périodes en faisant juste entre 40 et 70 km par semaine pour des co­ur­ses de 120 km, donc, je pense qu’il n y a pas vrai­ment de règles la de­dans.

Max­ence Rigot­ti­er : C’est très vari­able tes en­traîne­ments, ça peut aller de 70 km par semaine à 250 km.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment, c’est un petit peu en fonc­tion de la saison, puis en fonc­tion de la période de prépara­tion, selon la co­ur­se que je prépare, selon l’évène­ment, en­suite une semaine type, je vais vrai­ment privilégi­er le côté frac­tionné et qualité de co­ur­se donc je vais vrai­ment travaill­er quasi­ment comme un marat­honi­en, avec de la VMA avec du seuil, et la seule chose qui va y avoir en plus c’est que très souvent ça va se déroul­er, où à plat, où en côte, pour le coté travail­le de côte et donc travail­le en con­centrique, puis après je vais avoir des périodes hiver­nales, un petit peu par­ticulières où je vais as­soci­er plusieurs ac­tivités, c’est à dire que je vais déjà durant plusieurs semaines durant l’hiver, je vais travaill­er le re­nfor­ce­ment mus­culaire, la mus­cula­tion, la pliométrie, toutes ces choses là, et en­suite je vais travaill­er aussi toute la par­tie co­ur­se à pied mais co­ur­se à pied en neige, avec des raquet­tes, dans des end­roits où il y a be­aucoup de neige, et où on sent la neige dur, ça dépendra, et je vais as­soci­er à ça du ski, du ski de rando ou du ski de fond.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et donc, qu’est ce que tu aimes dans le sim­ple fait de co­urir puis­que t’ar­rives à faire énormément de kilomètres chaque semaine, ex­plique nous un petit peu ce que tu aimes par le fait de co­urir ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Just­e­ment, c’est que je con­sidère le trail et l’ultra et en par­ticuli­er les en­traîne­ments, par comme un sim­ple fait de co­urir, je vais co­urir, je vais travaill­er la mac­hine, mon or­ganis­me, je vais habitu­er mon corps, mais je vais sur­tout aller voir des an­imaux, aller dans des end­roits que je con­nais pas, aller re­ncontr­er des gens que je con­nais pas, je vais dans des pays que je con­nais pas, donc c’est cet as­pect là qui est aussi très motivant parce que ça per­met vrai­ment d’avoir de nouveaux con­tacts, de nouvel­les re­la­tions, et c’est très très riche de con­nais­sances que l’on court dans un de­sert en libye par ex­em­ple avec des Touareg, avec des li­byens, ou bien que l’on court an Chili ou en Ar­gentine ou aux Etats-unis, c’est des cul­tures et des gens que l’on re­ncontre com­plète­ment différents, après on est en con­tact avec des an­imaux, avec des situa­tions qui sont vrai­ment très par­ticulières, donc c’est cet as­pect là que je trouve très in­téres­sant et très motivant pour aller s’entraîner.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, alors égale­ment, j’ai une autre ques­tion, quel est ton équipe­ment en tant que co­ureur de trail ultra fond, qu’est ce que t’as comme chaus­sures spécifiques et les équipe­ments que tu con­seil­lerais pour toutes les per­son­nes qui font de l’ultra trail ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Au niveau matériel, moi j’ai un équipemen­ti­er qui est de North face avec lequel je dévelop­pe du matériel adapté à l’ultra trail que ce soit en short, en T-shirt, en pro­duits de pro­tec­tions de plu­ies, en pan­talon aussi bien qu’en veste, donc à ce niveau là, vrai­ment j’util­ise les mêmes pro­duit que les per­son­nes qui vont être en milieux de peloton, en fin de peloton, que l’on va pouvoir trouv­er en magasin. En­suite, en chaus­sures j’util­ise vrai­ment les pro­duits de l’année qui vont ar­riv­er, parce qu’on par­ticipe de plus en plus au dévelop­pe­ment de la chaus­sure et moi en par­ticuli­er puis­que la chose qui m’intéresse le plus dans le trail et dans l’ultra c’est de pouvoir ap­port­er, mon as­pect, ma vis­ion scien­tifique en tant que co­ureur, à ce type de dévelop­pe­ment, donc je par­ticipe à ce dévelop­pe­ment là, au dévelop­pe­ment de la chaus­sure, je fais des tests, tout au long de l’année, je mal­traite les pro­duits de manière à les em­men­er vrai­ment au bout, à les em­men­er au maxi­mum. En­suite je travail­le aussi sur ce qui est des équipe­ments tradition­nels, mais je travail­le aussi quand même pas mal sur tout ce qui va être les bas de com­press­ion, sur la com­press­ion avec com­pressport, sur les lunet­tes avec CB, on a développ­er un pro­duit qui sor­tira en début d’année, et qui est vrai­ment un pro­duit adapté au trail et à l’ultra trail que ce soit en mon­tagne ou en plaine. En­suite je travail­le vrai­ment avec Over­time pour les pro­duits al­imen­taires, on es­saye vrai­ment d’adapt­er des pro­duits pour mon­sieur tout le monde, et de développ­er ces pro­duits dans l’op­tique de vrai­ment d’af­fin­er les con­nais­sances que l’on peut avoir dans le trail et l’ultra trail.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et quel est l’in­vestis­se­ment à peu près pour cet équipe­ment ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : L’in­vestis­se­ment à quel niveau ? L’in­vestis­se­ment en temps ?

Max­ence Rigot­ti­er : Non, en ar­gent, par rap­port au chaus­sures et tout ça, pour être bien équipé !

Sébas­ti­en Chaig­neau : Pour être équipé cor­rec­te­ment.. alors sur des pro­duits entre autre par ex­em­ple de Chez North Face, on va avoir tout ce qui va être short, t-shirt qui va être entre 40 et 60 Euros à peu près, en­suite on va voir des ves­tes qui vont être plutôt aux al­en­tours de 100 – 120 – 130 Euros de manière à être protéger pour la pluie, à peu près pareil pour la par­tie pan­talon, en­suite au niveau des chaus­sures c’est aux al­en­tours de 100 – 105 – 110 Euros, parce qu’il y a une gamme qui com­m­ence à 100 Euros et qui monte jusqu’à 120 Euros, donc on va être dans ces tarifs là à peu près, en­suite chez com­pressport pour les bas de com­press­ion, on va être avec des pro­duits entre 45 et 65 Euros pour les plus chers, pour les lunet­tes on est au al­en­tours d’un cen­taine d’euros à peu près, donc ça fait déjà un bon pani­er, je di­rais, en plus on a le sac qui va ser­vir à port­er le matériel ob­ligatoire sur un ultra qui va être aux al­en­tours d’une cin­quan­taine d’euros a peu près, et puis des pro­duits éner­gétiques qui vont être des gels aux al­en­tours de 2 Euros et les bar­res éner­gétiques entre 2.50 et 3 Euros à peu près l’unité.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, tu as une panop­lie de tout les pro­duits que l’on peut avoir pour faire ce sport. Et égale­ment, là tu viens parl­er de gels, est ce que t’as une al­imen­ta­tion spécifique pen­dant tes en­traîne­ments, pen­dant ta co­ur­se, racon­te nous un petit peu quel­le est ton al­imen­ta­tion par rap­port au trail.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors par rap­port à la prépara­tion d’un ultra, par ex­em­ple un ultra trail je vais avoir ten­dance à con­somm­er be­aucoup plus de riz sur les de­rni­ers jours avant la co­ur­se, pour­quoi ! Parce qu’au niveau qualité, le riz a eu un taux de dég­rada­tion et d’utilisa­tion par l’or­ganis­me qui est de lors de 72%, ce qui ne va pas être le cas pour les pâtes, on en­cen­se toujours les pâtes mais ils n’ont pas le même effet par rap­port à la re­char­ge de glycogène et à la re­char­ge glucidique par rap­port à l’or­ganis­me. En­suite, les quel­ques jours précédents, je vais avoir une orien­ta­tion vrai­ment, riz et voir même cul­ture japonais avec des pois­sons crus ou cuits, et donc, du tofu, j’util­ise énormément de tofu, donc du y a soja fer­menté. En­suite pen­dant l’ép­reuve, en faite, je vais con­somm­er la bois­son énergétique qui a été dévelop­pée pour l’ultra par Over­time, ainsi que des gels et des bar­res de manière très précise, toutes les 30 à 40 minutes je vais con­somm­er un pro­duit de manière à amen­er à mon or­ganis­me régulière­ment des nut­ri­ments et des acides aminés entre aut­res, ainsi que du car­burant pour mon corps, je vais aussi utilis­er des BCAA, c’est un mélange d’acides aminés que je vais utilis­er pen­dant l’ép­reuve de manière à préparer ma récupéra­tion déjà, c’est à dire que je vais con­somm­er ces acides aminés sous forme de com­primés, pen­dant la co­ur­se je vais en con­somm­er après l’arrivée de manière à re­faire le plein en acide aminés , en sel minéraux et les différents con­stituants que l’on va con­somm­er pen­dant l’ép­reuve, donc voilà com­ment s’or­ganis­er un petit peu, la dernière semaine ainsi que l’ép­reuve, selon la dis­tan­ce, après je vais rajout­er quel­ques mor­ceaux de bananes, je vais rajout­er des soupes, des potages… des choses comme ça..

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, donc pour récapitul­er, toi, tu préconises avant tout plus le riz que les pâtes.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Tout à fait, puis­qu’on con­som­me et on dégrade be­aucoup plus facile­ment le riz que les pâtes.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et tu te fais comme tu l’as dis juste avant un petit peu cul­ture japona­ise pour être par­faite­ment prêt sur le plan de l’alimen­ta­tion pour réalis­er tes ex­cel­lentes per­for­mances.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment, c’est la cul­ture japona­ise que je pense être la plus adapté à ce type d’ép­reuves,

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord et pour toutes les per­son­nes qui nous éco­utent, qui souhaiteraient réalis­er un pre­mi­er Ultra Trail. Quels sont les con­seils que tu don­nerais à un débutant qui a peur de se lanc­er et qui souhaiterais réussir son pre­mi­er Ultra Trail, quels seraient les trois con­seils in­dis­pens­ables que tu pour­rais nous donn­er ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors il y a déjà une chose très très im­por­tante, c’est la pro­gres­sivité, parce que je pense qu’il faut laiss­er le temps à l’or­ganis­me de s’adapt­er, c’est n’est pas une his­toire d’aller co­urir et de ral­long­er, de ral­long­er, de ral­long­er… Parce que là, on adap­te quoi, on va adapt­er le côté mus­culaire, mais il faut tenir com­pte du coté physiologique c’est à dire que lorsqu’une per­son­ne, va co­urir et va ral­long­er pro­gres­sive­ment, elle va modifi­er les poumons, le côté es­tomac, pour s’adapt­er à l’alimen­ta­tion de co­ur­se à pied, et puis le faite de co­urir, on a aussi plus de choc au niveau de l’or­ganis­me, donc il faut que l’es­tomac et l’in­testin ar­rivent à s’adapt­er, et be­aucoup d’autre chose, donc tout ça c’est des petites choses et le de­rni­er point qu’il va fal­loir adapt­er, c’est le côté hor­monale, ces trois fac­teurs sont très im­por­tants et pour adapt­er ces 3 fac­teurs là, il va fal­loir laiss­er le temps au temps.

Il va fal­loir se laiss­er à peu près 3 ans, 4 ans, facile­ment en faisant des dis­tan­ces de 15, 20, 25 km et faire une petite in­curs­ion par an dans un ob­jec­tif final de fin de saison, sur 60 kilomètres ou 50 la première année, 60 la deuxième, 70 – 80, de manière à venir pro­gres­sive­ment à laiss­er le temps de la récupéra­tion, donc ça, ça va être le fac­teur le plus im­por­tant, en­suite just­e­ment, j’ai com­mencé à en parl­er, c’est le fac­teur récupéra­tion, il va vrai­ment fal­loir que la per­son­ne, qui va ar­riv­er et qui va venir dans le milieu du trail pour en­suite faire de l’ultra trail, il va fal­loir qu’elle s’ac­corde une période dans la saison, où il va y avoir une co­upure, un mo­ment de repos de l’or­ganis­me, parce que très souvent, l’er­reur qui est faite, c’est »Ah mais je fais pas assez d’entraîne­ment » et de rajout­er, de rajout­er et de rajout­er.. ça va faire épuis­er l’or­ganis­me et épuis­er le ment­al. Très souvent, on néglige cet as­pect là, parce que c’est ab­strait pour les gens, d’avoir un as­pect ment­al, je di­rais que le ment­al est un fac­teur, pas le plus im­por­tant, mais quasi­ment, puis­qu’on c’est en gros entre 50% et 70% selon les per­son­nes pour la réus­site d’une épre­uve, donc, il faut en plus de cette pro­gres­sivité travaill­er la tête et pour travaill­er la tête, il faut la laiss­er se re­pos­er, comme l’or­ganis­me elle a be­soin de se re­pos­er, donc de faire une co­upure, ça veut pas dire qu’il faut com­plète­ment co­up­er, mais au moins ralen­tir à voir peut être un ou deux foot­ing très tran­quil­les, pen­dant 1 mois – 2 mois et puis re­prendre pro­gres­sive­ment de manière à re­venir et à re­par­tir sur une nouvel­le saison dans de bon­nes con­di­tions.

Le de­rni­er con­seil c’est just­e­ment de ne pas nég­lig­er l’as­pect ment­al et l’as­pect tech­nique au niveau de la tête, com­ment ça, com­ment in­terprét­er les choses ; il faut savoir aussi s’écout­er, il faut tenir com­pte de l’en­viron­ne­ment, il faut tenir com­pte de la vie que l’on a, si on a un métier qui est vrai­ment très dur physique­ment et très dur morale­ment, l’entraîne­ment va être be­aucoup plus alléger, que si on a une vie, plutôt, seul, séden­taire, avec une vie plutôt derrière un bureau, on ne va pas avoir le même type et la même qualité d’entraîne­ment. Donc il va fal­loir s’adapt­er à ce type de cir­constan­ces, et tout un tas de petites choses qui me font dire qu’au jour d’aujourd’hui il n’exis­te pas de plan d’entraîne­ment type, il ex­is­te une adap­ta­tion à faire, une adap­ta­tion à avoir et cette adap­ta­tion, elle se fait par un coach, ou bien par des gens qui sont qualifiés, qui vont étudi­er vrai­ment, l’en­semble de votre vie, pour pouvoir s’adapt­er aux con­di­tions dans les­quels vous aller être menés et dans les­quels vous aller de­voir être con­fron­tés pour les en­traîne­ments, c’est un petit peu les gran­des lig­nes de ce que je peux con­seill­er sur ce type de pro­gress­ion pour pouvoir pro­gress­er dans de bon­nes con­di­tions.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, pour résumer, un, la pro­gres­sivité, c’est à dire aller étape par étape, en aug­mentant chaque année un petit peu la dis­tan­ce sur­tout en com­péti­tion, pour at­teindre un ob­jec­tif de plus en plus im­por­tants, au fil des années, dans les 3 – 4 ans, et de­uxième­ment c’est travaill­er sa psyc­hologie et son ment­al et ne pas oub­li­er de laiss­er re­pos­er son esprit de temps en temps. Et la 3e chose, c’est donc de s’adapt­er en fonc­tion de sa vie pro­fes­sion­nelle et il faut toujours éco­ut­er son corps.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment !

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, et égale­ment, j’ai lu récem­ment que tes pul­sa­tions par minute de repos étaient 38 au réveil et 40 – 42 lors de ta journée, explique-nous un petit peu, com­ment tu fais pour avoir un cœur qui a des pul­sa­tions par minute aussi bas­ses et explique-nous aussi quels sont les travail­les spécifiques que tu fais puis­que tu es un co­ureur d’ultra trail, tu fais du travail de VMA je sup­pose, travail à doses spécifiques, foot­ing à end­uran­ce fon­damen­tale, tu dois faire aussi du travail de dénivelés spécifiques par rap­port aux co­ur­ses que tu fais, explique-nous, un petit peu tout ça, les différents travaux spécifiques que l’on doit faire en ultra trail, plus le nombre de pul­sa­tions par minutes qui est si faib­le.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors pour en re­venir aux pul­sa­tions par minute, 38, oui. Au lever, j’ar­rive à de­scendre plus bas que ça, puis­que de­rnière­ment, j’étais opéré, j’ai eu un petit soucis, donc j’étais opéré et la mac­hine avait une li­mite à 36 pul­sa­tions minute, donc je suis de­scen­du jusqu’à 34, ça m’ar­rive de de­scendre à 34 quand je suis en repos, tran­quil­le, posé, et dans la journée, oui, je suis à 40, ça m’ar­rive de de­scendre même , le matin à être comme ça, à la maison entre 39 et 40, après j’ar­rive en­core à mont­er assez haut en fréqu­ence car­diaque jusqu’à 193 – 195, ce qui est in­téres­sant, ça va être ce qu’on ap­pelle l’amplitude, donc l’amplitude ça va être le dif­féren­tiel entre le mini et le maxi, pour­quoi, parce que ça lais­se une large de manœuvre plus im­por­tante quand on court, donc pour le travail spécifique à ce niveau là c’est re­lative­ment sim­ple, c’est un travail de VMA comme un co­ureur de marat­hon, avec du travail sous forme de tren­te, tren­te, de une, une, de deux minutes, de quat­re minute et en­suite ça va être un travail, dit au seuil, donc avec des répéti­tions, de 2 km – 3 km, des 30 minutes à 80% 90% jusqu’à faire des périodes bien spécifiques, je vais aller jusqu’à faire une heure à 80% et je vais enchaîner quasi­ment, 45min à 90%, de ma fréqu­ence car­diaque, et je vais enchaîner à nouveau 15 à 20 minutes au seuil entre 92 et 95%, et donc c’est un travail qui se fait len­te­ment de manière à pouvoir résist­er dans le temps, résist­er vrai­ment le plus longtemps pos­sible à des vites­ses assez hautes puis­que en 2011, sur le TMB (Ultra trail tour du Mont-Blanc), sur cette épre­uve là, on a fait une moyen­ne à peu près de 8.5km/h sur l’en­semble des 179km qui a eut cette année là, et des 10300 mètres de dénivelés positifs, donc ce qui est déjà com­plète­ment in­croy­able, et c’est vrai que pour travaill­er et pour être à l’aise à 8,5 km/h bien il faut être à l’aise à 16, 17, 18 km/heure, faire des sess­ions à 20, 21, 22 km par heure de manière à être plus à l’aise en de­ss­ous et à pouvoir résist­er et tenir longtemps, c’est entre guil­lemets ce que moi je pratique, main­tenant, il y a plein de chose qui sont en évolu­tion, puis il y a pleins de chose en­core à découv­rir.

Max­ence Rigot­ti­er : Ex­ac­te­ment, et pour rap­pel, égale­ment, si je ne me trom­pe pas, t’as une VMA à peu près de 22 km/heure.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Oui, ac­tuel­le­ment à peu près 21.9, mais c’est vrai que dans le passé quand j’étais co­ureur de 800, 1500 et 3000 stee­ple, j’avais 23.9, quasi­ment 24 km/heure de VMA, donc j’ai une fréquan­ce max qui est aux al­en­tours de 84 – 85 à peu près.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, c’est pas mal, c’est sympa !.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Oui ça va pas trop mal.

Max­ence Rigot­ti­er : Et égale­ment de temps en temps, est ce que tu fais des stages spécifiques pour pro­gress­er dans l’ultra trail, est ce que tu fais, des fois, un stage d’une semaine, dix jours, avec d’aut­res athlètes pour pro­gress­er ? et pour toi quel est l’im­portan­ce de faire des stages de co­ur­se à pied ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Je pratique ce type de re­ncontres, déjà, pour deux choses. Pour travaill­er ma tête, pour­quoi, tout simple­ment, parce que ça me per­met de travaill­er aut­re­ment que tout seul, puis­que je m’entraîne quasi­ment, 9 fois sur 10, 9 jours sur 10, voir même 10 jours sur 10, je m’entraîne seul. Quand on passe un hiver, 3 mois, à s’entraîner deux fois dans la journée à faire des séances de ski , du rando, à faire des en­traîne­ments de type, just­e­ment, sort­ies en mon­tagne, seul, il est vrai que la pratique de stages est vrai­ment très in­téres­sante, et puis ça per­met de faire des blocs, de se re­mettre un peu dans le bain, d’être à niveau, de voir quel est le dif­féren­tiel que l’on a avec les athlètes les plus forts, et puis de con­tinu­er à travaill­er, ça re­motive, c’est vrai­ment très im­por­tant, ça per­met aussi de travaill­er sous forme de blocs, enfin je l’ai pas du tout ab­ord­er. Le travail­le sous forme de blocs, en faisant des blocs de deux à trois jours, et en récupérant deux jours derrière, com­plète­ment, ça per­met de pass­er un échelon, et à un étage au de­ssus, donc, je trouve ça in­téres­sant, et les stages sont là just­e­ment pour faire ce type d’entraîne­ment.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord, donc tout ça, ça per­met, d’être au top dans la co­ur­se à pied.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Autant que pos­sible.

Max­ence Rigot­ti­er : D’ac­cord Et pour finir, dernière ques­tion à cette in­ter­view, quels sont les 3 con­seils in­dis­pens­ables que tu don­nerais à un débutant qui souhaiterait se lanc­er dans la co­ur­se à pied ? quels sont les 3 con­seils in­dis­pens­ables que tu pour­rais donn­er ?

Sébas­ti­en Chaig­neau : Alors déjà, quel­qu’un qui se lance dans la co­ur­se à pied, qui n’a jamais couru et qui cherche à co­urir et qui veut par la suite faire du trail, la première chose, ça va être le fait de s’amus­er, faut gard­er à l’esprit la no­tion de plaisir, donc durant les en­traîne­ments, si on peut ap­pel­er ça ainsi,il n’y a pas de mo­ments durs, ou aut­re­ment, c’est après avoir pass­er des mo­ments vrai­ment plaisant, c’est la no­tion de plaisir, faut vrai­ment gard­er cet esprit, cette chose à l’état d’esprit, et pour vrai­ment gard­er ça à l’esprit, il faut se faire plaisir et s’amus­er, donc ça c’est la première chose, la de­uxième­ment chose, il va fal­loir comme je l’ai dis tout à l’heure, avoir de la pro­gres­sivité, c’est à dire, qu’il faut vrai­ment pas hésiter, pour un co­ureur ou pour un non co­ureur, d’abord d’aller march­er, avant de cherch­er à co­urir, parce qu’on va dire »Ah ! j’ar­rive à co­urir pen­dant 30 minutes, la première fois..! » 30 ou 40 minutes et on va dire »Ah ! Mais com­ment c’est pos­sible de co­urir plus longtemps », physique­ment, et qui bais­se les bras très vite.

Pour réussir à d’abord co­urir, il faut d’abord aller march­er, et il faut vrai­ment pas hésiter à al­tern­er marche et co­ur­se, et après, moi ce que je pense être l’idéal, c’est de sor­tir en groupe avec des gens du même niveau ou tout au moins des gens qui vont s’adapt­er à votre niveau, et donc de sor­tir, de créer une émula­tion, pour que, le jour où vous n’êtes pas très motivé, vous savez que le groupe va sor­tir, ça va vous amen­er à vous dire »Bon allez j’y vais’ et puis on verra », et puis très souvent, ces jours là, c’est des jours où vous aller fin­ale­ment pre­ndre du plaisir, et puis vous aller re­ntr­er chez vous et ça va vous avoir re­gonflé, et morale­ment vous allez être re­mon­tés, et vous dire »Voilà, j’avais pas envie, mais j’y suis allé, et je me suis fais plaisir, et c’est la priorité, donc c’est en gros les gran­des lig­nes de ce que je peux con­seill­er pour quel­qu’un qui débute, il faut vrai­ment pas hésiter à aller march­er d’abord, al­tern­er avec un peu de co­ur­se à pied, et aller trois quart d’heure, une heure, mais vrai­ment dans l’état d’esprit de dire »Je me fais pas mal, je suis pas là pour me faire mal, c’est pas une tor­ture que je fais, c’est un sport, une ac­tivité, je fais boug­er mon or­ganis­me et il faut que mon or­ganis­me s’adap­te » et pour qu’il s’adap­te quand j’ai jamais rien fais, ou quand j’avais fait dans le passé et il faut que j’y re­vien­ne, il faut pre­ndre le temps, il faut laiss­er le temps à l’or­ganis­me de re­prendre et de re­comprendre, com­ment ça fonction­ne, avant de pouvoir lui de­mand­er de co­urir pen­dant une heure, 2 heures, 10 heures, 20 heures, 30 heures, donc il faut pre­ndre le temps, pour con­tinu­er à se faire plaisir.

Max­ence Rigot­ti­er : Ah bah ex­ac­te­ment, l’idéal, c’est par ex­em­ple, on se dit, je cours deux minute, je marche une minute, je cours deux minutes, je marche une minute.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment !!

Max­ence Rigot­ti­er : Et égale­ment, petit à petit, on aug­mente le temps de co­ur­se et on réduit le temps de marche.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment ! Faut y aller pro­gres­sive­ment, y a be­aucoup trop de gens qui veulent tout de suite co­urir pen­dant une heure, ou 10 kilomètres, ou autre, et de ce fait, ils se dégoûtent, pour la plupart, et quand ils sont dégoûtés, après pour re­venir en arrière à la co­ur­se à pied, c’est pas fait pour moi, alors que, on est pre­sque quasi­ment sur ac­tuel­le­ment d’être né pour co­urir.

Max­ence Rigot­ti­er : Oui, je suis 100% d’ac­cord avec tes pro­pos, donc ça, toutes les études montrent que l’être humain est fait pour co­urir, de­puis notre nais­sance ex­ac­te­ment.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment !

Max­ence Rigot­ti­er : Et c’est pour ça qu’il faut pas brûler les étapes et aller dans un club.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Oui, le club étant le plus adapté, ça donne une struc­ture en faite.

Max­ence Rigot­ti­er : Du coup, il y a des en­traîne­ments, on est dans un groupe, et même si quel­quefois on a pas for­ce­ment une motiva­tion im­por­tante, eh bien on y va et après on traîne pas du tout d’être aller à l’entraîne­ment et après que les auto­matis­mes, la puis­sance des habitudes ça per­met de s’entraîner régulière­ment.

Sébas­ti­en Chaig­neau : Ex­ac­te­ment !!

Max­ence Rigot­ti­er : Ok, merci une nouvel­le fois pour cette in­ter­view

Sébas­ti­en Chaig­neau : Avec plaisir.

Max­ence Rigot­ti­er : On peut te retro­uv­er sur ton site : sebchaig­neau.­com, égale­ment, dans dif­féren­tes re­vues de co­ur­ses à pied. Comme l’Esprit Trail, tu es donc dans quel­les re­vues à part l’Esprit Trail?

Sébas­ti­en Chaig­neau : L’Esprit Trail, dans ce magazine et puis dans pas mal de magazines à l’ét­rang­er, be­aucoup de magazines al­lemands. Italiens, Es­pagnols, Af­rique du Sud, Australie, aussi, Japonais, parce que je vais au Japon cette année, donc je me retro­uve un petit peu par­tout.

Max­ence Rigot­ti­er : Tu es un athlète in­ter­nation­al !

Sébas­ti­en Chaig­neau :Tout à fait, bah oui, j’ai cette chan­ce là.

Max­ence Rigot­ti­er : Ok, merci une nouvel­le fois, ça m’a fait très plaisir que tu ac­ceptes cette in­ter­view.

Sébas­ti­en Chaig­neau : C’est norm­al.

Max­ence Rigot­ti­er : Et merci en­core, et pour ma part je te dis à bientôt !

Sébas­ti­en Chaig­neau : A bientôt !

Max­ence Rigot­ti­er : J’espère que cette in­ter­view vous a plu, par­tagez là sur Facebook, Twitt­er, Goog­le+, dites moi égale­ment dans les com­men­taires du blog juste en de­ss­ous de ce que vous avez pensé de l’in­terview et pour ma part je vous dis à très vite, pour de nouvel­les vidéos de co­ur­ses à pied, pour de nouvel­les in­ter­views. Vous pouvez égale­ment me retro­uv­er, en tapant dans Goog­le, blog co­ur­seapied.com et vous aller tomb­er di­rec­te­ment sur moi. A bientôt pour la suite de l’aven­ture !!

Et vous ?

Avez-vous pensé de faire une co­ur­se d’Ultra Trail dans le futur ? Laissez-moi votre op­in­ion dans les com­men­taires juste en de­ss­ous. ;)

8 Commentaires

  •    Répondre

    Très chouette interview ! Beaucoup de conseils utiles !
    Merci !!!

  •    Répondre

    C’est une déformation professionnelle, mais j’aurais bien demandé à cette figure du trail la manière dont il prenait soin de ses pieds. Professionnellement, j’ai rencontré des coureurs qui ne faisaient pas attention et se voyaient obligés de réduire le rythme après quelques années ou de porter des orthèses.. c’est dommage! Belle interview en tout cas !

  •    Répondre

    superbe interview Maxence je me suis mis au trail il y pas longtemps pour changer de la route et d’ailleurs ça me plait beaucoup plus et ces conseils sont très intéressants,merci pour tout ce que tu fais ton blog est fantastique.

    • Bonjour Nicolas,

      Que d’éloges, c’est gentil de ta part. N’hésite pas à écouter mes autres interviews audio ou vidéos, il y a toujours des conseils intéressant à prendre dedans.
      A très vite pour la suite sur le blog.

  •    Répondre

    Salut Maxence

    Mille mercis pour cet interview.

    C’était un réel bonheur à écouter et qu’est-ce que ça encourage à aller courir, j’ai vraiment beaucoup apprécié les propos plein de bon sens de ce garçon.

    Pour c’est clair, je ferais un marathon un jour, c’est juste une question de temps pour que mon organisme s’habitue à ce nouveau rythme qu’est la course.

    Merci encore et à bientôt

    @+

  •    Répondre

    Merci Maxence, c’est très intéressant …..bonne cours !!

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